La petite boîte à outils des poumons

21/05/2020

Au chapitre des maladies des voies respiratoires, l'asthme, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou la fibrose pulmonaire passent pour être de véritables problèmes de santé publique. Elles touchent plusieurs millions de personnes en France. Plus inquiétant encore, l'asthme et la BPCO sont en augmentation constante. Elles représentent une cause majeure de morbidité et de mortalité. La médecine moderne attribue ces maladies à la fois à des facteurs personnels et à des facteurs environnementaux. Ainsi, les infections, l'exposition aux particules et aux allergènes, les polluants de l'atmosphère et le tabac joueraient un rôle clé dans leur genèse. Plus rares, les maladies vasculaires pulmonaires, telle que l'hypertension artérielle pulmonaire, sont rapidement mortelles. A l'autre bout du spectre en termes de gravité, la toux hivernale, sèche ou grasse, est sans doute la plus courante de ces maladies. 

Aux antipodes des pratiques de la médecine moderne, l'approche de l'Ayurvéda s'attaque aux causes profondes de ces maladies en privilégiant le développement de l'immunité respiratoire, laquelle passe par le développement de l'immunité générale, bala en sanscrit, terme signifiant force. 

Les poumons faisant partie des organes vitaux, il n'est pas étonnant que l'Ayurvéda décrive avec autant de détails les facteurs qui favorisent la baisse de l'immunité dans cette partie de notre physiologie. Prenons l'exemple de la toux. Trois facteurs interviennent dans la genèse de cette maladie courante :

  • Le premier consiste à retenir des pulsions naturelles comme l'envie d'uriner. Toute rétention crée un déséquilibre, amorçant une chaîne de réactions qui conduit à la baisse de l'immunité dans les poumons. Les textes ayurvédiques conseillent en effet de ne pas résister à toute pulsion naturelle, notamment l'envie de dormir, de manger, de respirer pendant l'exercice, de pleurer, de boire, de libérer des gaz intestinaux, de vomir ou encore d'éjaculer. 
  • Le deuxième facteur dans la genèse de la toux est d'ordre alimentaire. L'idéal est de manger des aliments fraîchement cuisinés, chauds, légers, faciles à digérer, incluant les six goûts et adaptés à la constitution de la personne. Manger trop, manger trop d'aliments secs, manger régulièrement des restes, se nourrir de plats de fast-foods ou d'aliments transformés industriellement produit plus d'ama (toxines) que d'Ojas (énergie vitale) et réduit du même coup l'immunité. De tels aliments perturbent le système immunitaire de deux façons : en affaiblissant la digestion et en perturbant l'élimination, ce qui conduit à encore plus d'ama et moins d'Ojas. D'autres facteurs alimentaires favorisant ama entrent également en ligne de compte : ne pas manger à heures régulières, ne pas manger le repas principal le midi lorsque le feu digestif est à son apogée, etc. 
  • Troisième série de facteurs favorisant la toux selon l'Ayurvéda : en vrac, hémorragie, jalousie excessive, stress mental et émotionnel, trop d'exercice physique, soulever des poids au-delà de ses capacités, porter une charge trop lourde au niveau de la poitrine, sauter d'un endroit élevé, etc. Tels sont les principaux facteurs à l'origine de la toux.

Fonctionnement des poumons


Le poumon est l'organe permettant d'échanger l'oxygène et le dioxyde de carbone. L'oxygène est nécessaire au métabolisme de l'organisme. Au niveau des alvéoles pulmonaires, le sang, par l'intermédiaire de l'hémoglobine, fixe l'oxygène et le conduit dans toutes les cellules du corps où il sera utilisé dans la combustion des hydrates de carbone. Puis le sang désoxygéné se charge du dioxyde de carbone qui doit être évacué. La respiration a donc un rôle de désintoxication. Mais les poumons ont également d'autres rôles, comme par exemple la régulation de l'équilibre acido-basique mais aussi la filtration du sang en éliminant les colles, les substrats, les sels toxiques et médicamenteux, par expectoration.

Les poumons ont donc plusieurs fonctions essentielles :

Le respiration : grâce aux globules rouges qui transportent l'oxygène à toutes les cellules. Rappel : on ne peut vivre plus de 5 min sans oxygène. La respiration permet de puiser dans l'air le dioxygène O2 nécessaire à notre organisme et d'y expulser le gaz carbonique CO2, déchets issus de la combustion cellulaire, un des processus qui permet aux cellules de produire de l'énergie métabolique, en brûlant du glucose, pour leur développement et leur activité. Elle joue aussi un rôle majeur dans l'équilibre acido-basique sanguin. Capacité volumétrique : 2,5 litres sur l'inspiration normale, de 4 à 6 litres en inspiration forcée chez l'homme et de 3,5 à 4,5 litres chez la femme.

Le filtrage : quand le foie, la vésicule biliaire ou l'intestin sont surchargés, ce sont les poumons qui expulsent, sous forme de mucosités à expectorer, les résidus des aliments (pains, pâtes, céréales, graisses de cuisson) constitués d'amidons ou "colles" quand le foie, les intestins et les glandes sébacées de la peau n'y suffisent pas.

Le dégraissage : lors de son passage dans les poumons, le sang des artères perd 10% de sa graisse. Les poumons fixent les graisses et les dégradent par combustion.

La protection : les poumons emprisonnent par des mucosités toutes les particules, les germes ou les poussières que nous respirons dans l'atmosphère.

L'énergie : en médecine traditionnelle chinoise, l'oxygène des poumons se transforme en énergie qui est stockée par les reins comme une batterie.

La régulation acido- basique : il y a 2 organes qui sont responsables de cet équilibre qui est caractérisé par la densité des ions hydrogènes des cellules : les poumons et les reins.

La régulation de la température du corps : c'est le mouvement de l'air et l'échange de gaz qui permet le contrôle de la chaleur corporelle interne. 

Ce n'est pas un hasard si les Chinois appellent le poumon « le toit des organes ». En médecine chinoise, les poumons assurent la protection de l'organisme, tel un bouclier. Il gouverne le qi, l'énergie vitale qui circule d'organe en organe, et veille à l'équilibre du corps. Selon cette médecine ancestrale, les poumons contrôlent aussi la respiration, la circulation des liquides organiques de la tête aux pieds et leur élimination par la peau et les poils. C'est parce qu'il joue ce rôle d'armure que le poumon est symbolisé par l'élément métal. Car son rôle d'intermédiaire entre l'intérieur du corps et l'environnement extérieur (l'air inspiré rentre dans l'organisme et inversement ) le rend sensible au vent, au froid, à la chaleur, à la sécheresse ou encore à l'humidité. Ces paramètres peuvent alors fragiliser le qi et déclencher symptômes et pathologies.

À l'inverse de la médecine occidentale qui compartimente notre corps, cet art ancestral s'intéresse à la communication entre les organes liés les uns aux autres par le qi. Ainsi, un symptôme au niveau du poumon peut être engendré par un autre organe. Le poumon est relié au gros intestin. En cas de ­symptôme au poumon, on s'intéresse à ce ­dernier et inversement. Le poumon est également relié à l'émotion de la tristesse, de l'inquiétude, qui impacte le diaphragme. 

Avec le froid et l'humidité, nous sommes plus susceptibles d'attraper des rhumes, de déclencher une toux ou une bronchite. Pour les personnes asthmatiques, le rhume sera le déclenchement de crises d'asthme. La médecine traditionnelle chinoise ne connait pas la « bronchite » mais propose cependant des traitements pour soulager ces types d'affections respiratoires, classés plutôt selon les symptômes. En médecine allopathique, le rhume est dû à un virus. C'est une infection du nez et de la gorge. On l'appelle aussi rhinite. Le rhume est responsable d'éternuements, de congestion nasale (sensation de nez bouché), d'écoulements obligeant à se moucher et souvent d'une sensation de mal de gorge. En médecine chinoise, pas question de virus mais les symptômes du rhume et du syndrome grippal sont amenés par une invasion du Poumon par le Vent Froid avec des symptômes comme : encombrement du nez, l'écoulement d'un mucus clair et aqueux, des éternuements, de la toux, de la fièvre, des céphalées occipitales et/ou des courbatures. Le Vent-Froid est une cause externe de déséquilibre et peut provoquer des troubles respiratoires si l'Énergie défensive (Wei Qi) est affaiblie

Selon la médecine allopathique, la bronchite chronique est avérée lorsqu'une personne souffre d'inflammation des bronches provoquant toux et crachats pendant au moins 3 mois par an. On parle souvent de ce trouble comme celui des fumeurs, affectant donc directement le Poumon. Mais en médecine chinoise, cette maladie peut également venir d'un déséquilibre Rate/Estomac. Une alimentation trop riche alourdissant l'activité de la Rate, et couplée au stress qui alimente le Feu du Foie et du Cœur, peut provoquer Humidité et Chaleur dans le Poumon. Les mucosités se créent et s'installent, donnant lieu à notre fameuse bronchite chronique. 

La bronchite asthmatiforme est une forme particulière de bronchite aiguë, parfois récidivante, qui associe les symptômes classiques de la bronchite aiguë à des signes respiratoires généralement caractéristiques de la crise d'asthme.

L'asthme est souvent déclenché par des infections respiratoires qui peuvent toucher la muqueuse du nez, des sinus et des bronches. En médecine allopathique, l'une des causes de déclenchement de l'asthme est donc lié à la présence d'un virus ou d'une bactérie. L'asthme est également très souvent lié aux allergies respiratoires. En médecine chinoise, les causes de l'asthme sont multiples, mais invariablement on constate que le Poumon est atteint dans ses fonctions de diffusion et de descente du Qi. Comme pour la bronchite, si l'asthme atteint principalement le Poumon, il y a souvent une perturbation importante de deux autres Organes, la Rate/Pancréas et les Reins. Si le Qi de la Rate est affaibli, elle ne peut amener le Qi au Poumon et l'Humidité stagne, aboutissant dans le nez. Le Qi du Poumon est également lié au Qi des Reins, en cas de faiblesse des Reins, le Qi du Poumon ne peut descendre correctement. En excès, le Poumon sera affaibli et à la moindre attaque de Vent, cela déclenchera une nouvelle crise d'asthme.

Acidose et équilibre acido-basique


Pour Hippocrate, l'origine des maladies était unique : un encrassement de nos humeurs, c'est à dire de nos liquides organiques. Ces liquides organiques sont le liquide intracellulaire, le liquide interstitiel, la lymphe et le sang. Le corps est constitué de cellules qui produisent de l'énergie, se reproduisent, et fabriquent des molécules... Pour cela elles ont besoin d'échanger nutriments et dioxygène contre les déchets issus de leur travail : dioxyde de carbone, urée, acide urique etc... C'est dans les humeurs qu'ont lieu ces échanges de nutriments et de déchets. Si les humeurs sont surchargées en déchets, les nutriments peuvent difficilement parvenir à la cellule et la cellule peut difficilement rejeter ses déchets. Les cellules meurent ou pire dégénèrent. Normalement, les résidus de la digestion et du travail des cellules sont évacués par les organes filtres du corps ou émonctoires : le foie, les intestins, les reins, la peau, les poumons. Les émonctoires peuvent être débordés s'il y a excès d'apport extérieur d'éléments à filtrer ou excès de production endogène de déchets. Tout ce qui bloque la circulation des liquides organiques est aussi un obstacle à la filtration.

Deux types de surcharges se distinguent :

Les surcharges d'acides qui génèrent l'acidose toxique et potentiellement des pathologies inflammatoires. Pour la sphère ORL cela donnera :

  • Toux sèche
  • Gorge rouge
  • Écoulement clair irritant
  • Rhume, angine, rhinopharyngite, laryngite, otite aigüe...
  • Émonctoire surchargé : Reins

Les surcharges lipidiques, c'est à dire de graisses, qui génèrent des mucosités. Pour la sphère ORL cela donnera :

  • Crachats
  • Toux grasse
  • Écoulement épais
  • Bronchite, bronchiolite, otite séreuse, bronchite chronique, emphysème...
  • Émonctoires surchargés : Foie-Intestins

Les deux surcharges et les deux phénomènes qui en découlent : inflammation et production de mucus peuvent coexister. Ces surcharges font le terrain des maladies. Elles ne les provoqueront pas forcément car le corps possède de nombreuses lignes de défense, mais elles la favorisent. Le fait de tomber malade dépend encore d'autres facteurs :

  • De la force vitale de la personne, innée et acquise et de son âge.
  • De la capacité des émonctoires à évacuer ces surcharges.
  • De la qualité de l'écosystème intestinal, autrement dit de la flore ou microbiote.
  • Des carences accumulées en vitamines, minéraux et oligo-éléments, enzymes.
  • De l'écosystème : luminosité et chaleur, vent, humidité.
  • Des pollutions environnementales.

L'acidose c'est la rupture de l'équilibre acido-basique du corps. Cet équilibre fait partie des fonctions vitales de l'organisme. Les sources d'acidose sont nombreuses mais le corps est capable d'évacuer une grande partie de ces acides dont beaucoup sont issus de processus physiologiques normaux. C'est seulement l'excès qui est nocif. Le contraire de l'acidité c'est l'alcalinité. Ce qui alcalinise le corps, c'est l'apport des minéraux potassium, calcium, magnésium. Les bicarbonates (ex : bicarbonate de soude) font aussi partie des systèmes qui tamponnent l'acidité. Quasiment tous les légumes sont alcalinisants, ainsi que les olives noires, toutes les courges et potimarron, les pommes de terre vapeur, la patate douce, les avocats, les bananes, les châtaignes, les amandes. La naturopathie recommande de consommer 60 à 70% d'aliments alcalinisants pour 30 à 40% d'aliments acides et acidifiants.

Quelques solutions...


Sans être malade, des symptômes d'encombrement peuvent s'exprimer quand l'organisme, saturé de toxines, n'arrive plus à les ­éliminer. Ainsi, une surconsommation d'amidon et de laitage peut entraîner une augmentation des déchets colloïdaux, l'organisme produisant alors des glaires qu'il ne faut surtout pas réprimer. On s'abstiendra donc de trop consommer de céréales qui en sont les principaux pourvoyeurs et on supprimera les produits laitiers. Au moins durant les périodes de crise. Autre objet de surveillance, une éventuelle carence en vitamine. Plusieurs études ont démontré qu'un déficit en vitamine D impacte la ­capacité pulmonaire et accentue la sévérité des bronchites aiguës et chroniques. La vitamine D est un immunomodulateur boostant les cellules Treg, qui calment l'immunité quand celle-ci s'emballe. Or, beaucoup d'entre nous présentent un taux bas en vitamine D. Pour que notre stock en vitamine D soit optimal, il devrait être dosé à 50 nanogrammes par ml. Se supplémenter tous les jours avec de la vitamine D3 naturelle à base de lanoline est conseillé, par contre on évitera les doses massives synthétiques qui provoquent un "shoot" suivi d'un effondrement. 

Pour enrayer une bronchite

  • Profil et symptômes : crainte du vent, des courants d'air, fatigue et toux légère depuis un ou deux jours. Peau moite, mal de tête, nez congestionné, présence d'un enduit blanc et mince sur la langue. Pouls calme et superficiel.
  • À prendre : Une formule nommée gui zhi tang pour libérer le système respiratoire, à base de rameaux de cannelle, racine de pivoine blanche, gingembre frais, datte rouge et racine de réglisse, durant deux à trois jours, puis selon l'évolution des symptômes + une soupe de poireaux et pommes de terre.

Pour calmer l'inflammation de l'asthme

Pour prévenir la crise d'asthme, il faut chercher à apaiser l'inflammation chronique qui s'est, peut-être, installée. Voici quelques conseils pour adoucir le terrain.

  • Commencer par supprimer les agents irritants : tabac, poussières 
  • Limiter la pollution intérieure en aérant le plus possible et en supprimant les produits chimiques et tous les aérosols, les parfums d'ambiance et les bougies parfumées.
  • Régénérer le foie. Un foie fatigué favorise les troubles respiratoires. Pour soulager son travail, on adhère à un régime plus végétarien. Avant les périodes à risques, on suit une cure de desmodium qui a l'avantage d'être aussi un antihistaminique.
  • Faire une cure de plantes antihistaminiques : on prendra en alternance des tisanes de mauve et de bouillon blanc qui sont calmantes, mais qui protègent aussi des allergies. On peut aussi faire une cure de deux à trois semaines d'ortie et de plantain sous la forme de gélules ou tisanes.

Pour soulager les enfants

Il faut du temps pour que les poumons des enfants arrivent à maturité. D'autant qu'ils vont être confrontés à de nombreux virus. 

  • En cas de toux sèche, préparez une tisane de thym ou de mauve et ajoutez, quand la tisane est tiède, du miel de thym ou de manuka (vous préservez ainsi les propriétés du miel). À faire le matin et le soir avant de s'endormir.
  • Pour assainir le terrain, prenez la propolis sans alcool à raison de dix gouttes, deux fois par jour, à partir de 3 ans. Autre formule : dix gouttes d'extrait de pépins de pamplemousse par jour, en deux prises.
  • Un massage du dos avec de l'huile végétale de noisette dans laquelle on ajoute une goutte d'huile essentielle de ravintsara. À partir de 3 mois, trois fois par jour.

Si l'on souffre de troubles respiratoires chroniques, il vaut mieux éviter de les respirer en inhalation sèche ou humide, ou en diffusion surtout pendant les périodes d'exposition aux pollens, poussières et autres allergènes. En revanche, il est possible d'ajouter certaines huiles essentielles à de l'huile végétale de sésame réchauffante et d'en faire des frictions dans le dos ou un massage sous la plante des pieds ou les poignets, deux à trois fois par jour durant huit jours. 

Quelque soit le trouble respiratoire, quatre familles de plantes améliorent le terrain, notamment chez les personnes les plus fragilisées. On les préconise sous forme de tisanes dans lesquelles on pourra les associer. Dans la famille des aromatiques, le thym est la plante vedette, comme l'eucalyptus  et l'hysope, elle dispose d'un triple pouvoir aseptisant, ­mucolytique et expectorant. Ces plantes seront utiles lors des bronchites. En cas de fort ­encombrement, on peut les associer au marrube blanc ou au lierre terrestre pour leur action expectorante.  Bien qu'elles ne soient pas des aromatiques, les résineuses comme les bourgeons de pin et de sapin facilitent le travail de la toux. Elles peuvent d'ailleurs être mélangées avec des plantes à mucilages qui calment l'irritation des bronches et font baisser l'inflammation. Parmi elles, la mauve, la guimauve ou le bouillon blanc. Une dernière famille peut s'ajouter : celles des épices réchauffantes comme la cannelle, la cardamome ou le gingembre, qui a aussi l'avantage de stimuler l'immunité. 

Si les inhalations aux huiles essentielles s'avèrent parfois trop puissantes, pourquoi ne pas envisager ces soins avec des tisanes de plantes :

  • Prendre une poignée de thym et d'eucalyptus.
  • La jeter dans un bol rempli d'eau bouillante.
  • Mettre son visage dans un inhalateur ou au-dessus du bol en prenant soin de placer un torchon au niveau des yeux pour les protéger.

En cas de broncho-­pneumopathie chronique obstructive (BPCO), les bronches et les alvéoles se détériorent. Nos ­poumons étant composés en partie de collagène, faire des cures de plantes riches en silice va ainsi renforcer la ­production de collagène. Des cures de prêle des champs, de bouillon blanc, de mauve et surtout de pulmonaire qui renferme à la fois de la silice et des mucilages protecteurs. 

Petite boîte à outils pour les maladies des poumons 


Alimentation : Réduire les quantités. Supprimer les pains, les pâtes, les céréales, les gâteaux, les légumineuses et tous les sucres. En tolérant le miel, le fructose, le sucre de coco, le riz et les pommes de terre cuites à la vapeur

Ensuite, stimulation du système digestif :

  • Plantes médicinales : artichaud, boldo, bourdaine, orthosiphon ou bourgeons macérat glycériné de romarin et de genévrier
  • Bouillotte chaude sur le foie le soir
  • Bains hyperthermiques : méthode Salmanoff (38°C à 40°C) avec quelques gouttes de térébenthine que l'on mélange au savon du bain et que l'on ajoute à l'eau ensuite.
  • Prise quotidienne d'huile véritable de Haarlem le soir en oléocapsules
  • Jeûne sec, pour ceux qui peuvent, de 1 à 3 fois par mois

Exercices respiratoires : Course au trot d'environ 4 km entrecoupée de marche, à faire 2 à 3 fois par semaine. Il faut arriver à s'essouffler, c'est le signe d'un poumon qui oxygène bien. Gymnastique respiratoire qui consiste à élargir la cage thoracique et écarter les côtes en faisant des rétentions d'air de 3 à 4 secondes entre l'inspire et l'expire. A faire tous les jours, matin et soir de 5 à 10 min avec des pauses toutes les 5 respirations.

Plantes médicinales : Sureau (fleurs), Molène, Thym, Serpolet, Lithothamme (algues rouges), pin sylvestre, pulmonaire, eucalyptus, radis noir, plantain, marrube blanc, hysope, bleuet, mauve, origan...

Huiles essentielles : Eucalyptus

Lithothérapie 

  • Stibine : draine les colles, les mucosités, nettoie la lymphe. 
  • Quartz rose : œdème pulmonaire. 
  • Aventurine : asthme nerveux