La petite boîte à outils du système intestinal

11/09/2021

Ballonnements, maux de ventre, douleurs intestinales, reflux gastro-œsophagiens, syndrome de l'intestin irritable, colon irritable, constipation/diarrhée, aérophagie, les troubles digestifs sont fréquents et touchent beaucoup de français de manière intermittente ou chronique. Les causes des troubles digestifs sont variées et peuvent être multiples : problèmes dentaires, hyperperméabilité intestinale, intolérance(s)/allergies alimentaire(s), candidose, stress/anxiété, alimentation déséquilibrée, troubles/faiblesses hépatiques (du foie)... Les troubles digestifs peuvent s'accompagner de troubles connexes tels que cystites à répétition, mycoses vaginales, troubles ORL (sinusite, bronchite, otite...), maux de tête, migraines, troubles du sommeil et fatigue chronique.

Ce n'est pas une coïncidence si les deux plus anciens systèmes de médecine de la planète que sont la médecine traditionnelle Chinoise et l'Ayurvéda, considèrent la digestion comme l'un des facteurs clés de la santé. Ces précurseurs de la médecine moderne, ont découvert à travers des milliers d'années de pratique clinique et d'observation, qu'un lien très direct existait entre la santé digestive d'une personne et son bien être physique et mental. En effet, une mauvaise digestion peut avoir un grand effet sur la vie quotidienne d'une personne.  Presque toutes les facettes de la santé commencent par une bonne digestion.

Bien entendu une bonne digestion commence par une alimentation adaptée à notre constitution, à notre tempérament, et à notre terrain. Pour cela, je vous invite à consulter les articles suivant : Diététique du TAO et Doshas,les 3 constitutions en Ayurvéda, ou à consulter pour un bilan de vitalité.

Les causes principales d'une mauvaise digestion en médecine traditionnelle chinoise, en dehors du choix de l'aliment en lui-même : 

  • Le stress : Il est difficile d'estimer à quel point le stress affecte la digestion. En cas de stress, le corps relâche de l'adrénaline qui empêche le système digestif de fonctionner correctement. C'est également le cas lors de difficultés émotionnelles, comme par exemple l'anxiété et la dépression.
  • Manger sans avoir une vraie faim : En cas de régime alimentaire basé sur le sucre et le plaisir, certaines personnes sont tentées de manger alors qu'elles n'ont pas vraiment faim. En effet, une vraie faim, intervient seulement une fois le repas précédent complètement digéré, ce qui peut prendre 5 à 6 heures pour un gros repas, surtout en cas de digestion faible. Selon la MTC, l'appétit réel maximise le feu digestif et prépare à une bonne digestion des aliments.
  • Mastication insuffisante : Pour la médecine chinoise la digestion commence dans la bouche. Chaque enzyme digestive agit pour un type d'aliment spécifique. Voilà pourquoi les plats chinois sont toujours divisés en différentes parties contenant un seul type d'aliment. Une fois en bouche, le travail digestif est enclenché via la mastication. C'est elle qui est responsable de la première phase de transformation de l'aliment. Plus l'aliment sera liquéfié sous l'action des dents et de la salive, plus il sera facile de préserver le feu digestif.
  • Manger trop vite : De même que la préparation d'un repas permet de stimuler l'appétit, la faculté d'être présent concentré sur les saveurs, les aspects, les odeurs du repas permet au système digestif de « comprendre » le rôle qu'il aura à jouer. Il vaut mieux décaler son repas si l'on se sent nerveux plutôt que de manger précipitamment.
  • Le climat : La plupart d'entre nous ne réalisent pas l'effet de la météo, de l'humidité et de la température de leur système digestif. Des changements soudains de la température externe affecte la circulation, le système nerveux et aussi la digestion. Vivre ou travailler dans des conditions froides ou dans des courants d'air peut affaiblir la digestion. Le temps chaud peut provoquer des ballonnements et de la rétention d'eau. À l'inverse, il est important pour toute personne souffrant de problèmes de santé digestive de rester au chaud et de se vêtir de manière appropriée quand le temps est froid.
  • Trop manger le soir ou pas assez : « Mange comme un roi le matin, comme un prince le midi et comme un pauvre le soir ». Tel est une maxime souvent reprise par la médecine chinoise. Un gros repas juste avant de dormir ne sera pas digéré correctement et affectera également votre sommeil, vous laissant fatigué le matin. Il est tout aussi pénalisant d'aller au lit affamé car tôt ou tard dans la nuit votre corps vous réveillera.  Le repas du soir doit donc être ajusté entre les deux extrêmes.
  • Manger des fruits avec d'autres aliments : Si vous mangez des fruits avec ou immédiatement après un repas, alors il prendra plus de temps pour être digéré et va commencer à fermenter. Cela peut causer des ballonnements, du « vent » dans le corps et même de la douleur. Prenez les fruits en collation entre les repas.

En plus d'éviter tous les écueils cités précédemment, il convient de suivre les principes suivants pour améliorer sa digestion : 

  • Répartir les repas : Manger en grande quantité exerce une pression excessive sur le système digestif. Se contenter de manger plus souvent mais plus léger évite de surcharger le système digestif.
  • Le massage : Masser l'abdomen après les repas favorise la digestion. Pour cela, l'idéal est avant tout de se réchauffer les mains, puis effectuer un mouvement doux et circulaire de l'estomac. Effectuer le geste 20 à 40 fois dans le sens des aiguilles d'une montre, puis inverser le mouvement. Cette technique est susceptible d'éliminer la fatigue post prandiale (celle qui donne envie de dormir après un repas).
  • La marche : On digère avec ses pieds ! Une marche permet de faire circuler les énergies du corps et optimise la digestion.
  • Manger à intervalles réguliers : Pour ceux et celles ayant adopté un rythme de 3 repas par jour, Le rythme souvent conseillé est le suivant : petit déjeuner 7h-8h / déjeuner 12-13h / diner 18h-19h. Dans un souci d'économie du duo Estomac / Rate, il faut également respecter un intervalle suffisant de 5 à 6 heures entre les repas, de façon à ce que tout soit digéré avant le prochain cycle, mais aussi pour permettre de faire naître le feu digestif.
  • Manger au calme : Mastiquer et être dénué de stress, va permettre un fonctionnement mécanique optimal de la digestion. La médecine chinoise prend également en compte le facteur de la pleine conscience.En effet, l'acte de manger est considéré par la MTC comme un acte spirituel et sensoriel. En se concentrant sur les odeurs, les textures et la vue des aliments, l'individu va renforcer le degré de conscience de l'organisme. il pourra ainsi identifier ce qui se passe, à savoir le processus du repas et répondre en adéquation par une meilleure digestion.

Fonctionnement du système intestinal


Notre système digestif comprend plusieurs organes qui jouent chacun un rôle clé dans le processus de digestion :

La bouche : s'occupe de la digestion des aliments carbonés (céréales, pain, pâtes, biscuits, oléagineux) ou des glucides à l'aide des glandes salivaires qui sécrètent une enzyme digestive, la ptyaline qui se développe en milieu alcalin.

L'estomac : sécrète, à l'aide des glandes, de la pepsine, une enzyme digestive chargée de digérer les aliments azotés (viande, poisson, œuf, laitages, légumineuse, fruits à coque) et produit également un mucus qui protège sa muqueuse de l'acidité et de l'autodigestion. L'estomac est un milieu acide.

Le foie : reçoit le sang de la veine porte, chargé de très nombreuses substances produites lors de la digestion. Ces substances sont absorbées ensuite par les cellules du foie qui sont dotées d'enzymes spécifiques permettant leur transformation chimique. Ces modifications effectuées par le foie sont vitales pour l'organisme et ont pour objectifs principaux : le stockage et la répartition des nutriments issus de la digestion (les glucides sont transformés en glycogène et stockés dans des hépatocytes), la synthèse de la plupart des protéines du sang (synthèse de la majorité des protéines sanguines : albumine, toutes les globines et les facteurs de de la coagulation), la dégradation des substances toxiques en substances non-toxiques ex: ammoniaque est dégradé en urée puis éliminé dans les urines), la production de la bile (qui est transmise par la vésicule biliaire qui se contracte et déverse la bile dans l'intestin grêle pour la digestion des graisses)

La rate : en lien avec l'appétit, la digestion et le métabolisme. Elle a un rôle dans l'élaboration du sang, l'emmagasinement et le transport. Elle participe à l'immunité en produisant des lymphocytes B qui produisent les anticorps qu'elle apporte au sang et phagocytent les bactéries, les globules rouges et les plaquettes détruites et mortes.

L'intestin grêle : duodénum (partie fixe de IG) collecte la bile et les enzymes du pancréas: amylase pancréatique qui permet de digérer l'amidon en maltose, la lipase pancréatique qui décompose les triglycérides en acides gras et glycérol ou en acides gras et monoglycérides, les protéases pancréatiques, comme la pepsine gastrique, digèrent les protéines et les transforment en peptides. La bile, agit sur les lipides contenus dans l'estomac (chyme) en émulsifiant ceux-ci, facilitant l'action des enzymes pancréatiques (la lipase). Jéjunum et iléon (partie flottante de IG) finissent la digestion des protides et des glucides et absorbent les nutriments. Luttent contre les germes pathogènes.

Côlon : collecte tous les résidus de la digestion après avoir absorbé une partie de l'eau et constitue les selles qu'il évacue par l'anus.

La flore intestinale : considérée comme un organe acquis après la naissance : l'intestin du fœtus est stérile. C'est la flore vaginale de la mère pendant l'accouchement qui migre vers l'intestin du bébé. Il est constitué d'une grande diversité d'espèces microbiennes (microbiote intestinal) assurant différentes fonctions pour l'hôte.

Le foie est l'émonctoire le plus important, c'est un organe-clé de notre santé qui possède plus de 200 fonctions à lui seul. Il filtre et élimine les déchets comme le font les autres émonctoires, mais il est aussi capable de neutraliser des substances toxiques. En naturopathie, il est capital de s'assurer que le foie fonctionne bien


Qu'est ce que le microbiote intestinal? 


Le microbiote intestinal correspond à l'ensemble des micro-organismes qui colonisent le tube digestif. Il contient plus de 100 000 milliards de micro-organismes. C'est 10 fois plus que le nombre de cellules du corps. Il existe plus de de 1 000 espèces de bactéries et 7000 souches différentes. Le microbiote est essentiel au bon fonctionnement physiologique et psychologique du corps. En effet, celui que l'on appelle le deuxième cerveau produit 95% de la sérotonine et prend part aux échanges entre le cerveau et l'intestin via le nerf vague. La sérotonine est un neurotransmetteur, parfois aussi appelé «hormone de la sérénité» qui régule une vaste gamme de fonctions comme l'humeur ou le comportement. 200 millions de neurones sont présents au niveau de l'intestin qui communique de manière étroite avec le système nerveux central. On sait aujourd'hui qu'il existe un lien entre un déséquilibre du microbiote intestinal et certains troubles psychiques : stress, dépression, maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer...), mais également l'autisme et la sclérose en plaques. Ainsi, un mauvais microbiote, donc déséquilibré, serait à l'origine de nombreuses maladies. 

La dysbiose intestinale : Un déséquilibre de la flore bactérienne peut mener à une perturbation systémique du corps humain. La flore intestinale doit être en parfait équilibre pour que l'hôte puisse avoir un bon transit intestinal ; un équilibre de neurotransmetteurs tels que la sérotonine et la dopamine ; une bonne fonction hépatique, et contrer toute perturbation du corps. Une dysbiose augmente les intolérances alimentaires ainsi que la perméabilité intestinale et favorise le passage de molécules étrangères dans le flux sanguin et lymphatique. La perte de l'étanchéité intestinale, fait que le système immunitaire ne reconnaît pas ces molécules et développe des maladies auto-immunes, des maladies inflammatoires, des pathologies infectieuses, la fibromyalgie, des problèmes atopiques, des migraines, des problèmes ORL des cancers, du diabète, des pancréatites, de l' Alzheimer, du Parkinson, etc.

La dysbiose intestinale induit de multiples conséquences qui forment petit à petit un cercle vicieux difficile à rompre. En effet, la flore intestinale déséquilibrée nuit à la santé en entravant insidieusement le bon fonctionnement de multiples fonctions. Les fonctions digestives sont perturbées, ce qui nuit à l'assimilation des aliments et par ricochet provoquent déminéralisation et carence. Les parois de l'intestin sont par ailleurs irritées et s'accompagne souvent de divers troubles accessoires (mauvaise haleine, acné, reflux gastriques etc). Une dysbiose intestinale durable crée le syndrome appelé hyperperméabilité intestinale : le « leacky gut syndrom ». C'est une altération de la paroi intestinale. Devenue passoire, elle ne remplit plus son rôle de filtre et autorise même l'introduction de macronutriments trop gros pour être assimilés. Pire encore, l'invasion par des organismes pathogènes est accentuée. Ces intrusions sont interprétées par le corps comme étant des attaques, cela crée un surmenage du système immunitaire mais aussi une hyper inflammation sourde et répétitive. À terme le système immunitaire épuise les capacités de défense du sujet, lesquelles déréglées durablement peuvent déclencher certaines maladies auto-immunes. On observe en corrélation une grande fatigue physique et psychique.

Qu'est-ce que la candidose ?


Les candidoses sont dues à un champignon microscopique de type levure, dont le plus commun est le Candida albicans. Cette levure vit normalement en saprophyte dans l'intestin humain ou animal en se nourrissant de matières organiques en décomposition. Elle est normalement sans danger, tant que l'équilibre bactérien (la flore intestinale) qui contrôle sa multiplication n'est pas altéré. Dans certaines conditions pourtant, elle peut se multiplier de manière excessive et envahir tout l'appareil digestif (bouche, intestin, anus). Après dissémination par voie sanguine, elle peut même se propager dans tout l'organisme (bronches, peau, vagin, etc.) sous forme de muguet ou de mycoses.

Le développement du Candida albicans est, le plus souvent, la conséquence de l'usage répétitif d'antibiotiques qui détruisent la flore intestinale microbienne dont une des fonctions est d'empêcher la multiplication excessive des champignons. D'autres causes peuvent être à l'origine du développement excessif du Candida dans l'intestin telles que la prise de certains médicaments (corticoïdes, pilule contraceptive, chimiothérapie anticancéreuse...), une alimentation trop riche en sucres, trop raffinée...

La candidose commence toujours sur le plan intestinal. Ces champignons ont un effet irritant direct sur les muqueuses digestives, avec pour conséquence la fragilisation de la muqueuse intestinale et donc une hyperperméabilité intestinale. Des troubles digestifs peuvent apparaître, une fatigue progressive et inexpliquée, quasi constante, pouvant aller jusqu'à la fatigue chronique, des troubles psychiques, état dépressif, anxiété, irritabilité, troubles du sommeil...

Chez les personnes atteintes de candidose on remarquera des troubles du comportement alimentaire, avec en particulier une attraction pour le sucré, des infections gynécologiques et urinaires à répétition, des problèmes dermatologiques, eczéma, acné, psoriasis, mycoses des ongles, des allergies cutanées, respiratoires, alimentaires et parfois des perturbations du système immunitaire, pouvant donner des pathologies complexes, maladies auto-immunes..

Il est important d'assainir et d'assécher l'appareil digestif. Les champignons dans l'intestin sont favorisés par une chaleur humide stagnante, qui commence dans la rate et dans les émotions qui lui sont liées. En médecine traditionnelle chinoise, les organes liés au Candida albicans sont très significatifs dans la symbolique. 

  • Rate : soucis, réflexion, douleur, connaissance de soi 
  • Estomac : plaisir, sécurité matérielle 
  • Foie : créativité, exclusion de la routine, famille, possession des biens matériels 
  • Gros intestin : lâcher-prise 
  • Intestin grêle : apprendre/enseigner, juger par le bien et le mal

Afin de ne laisser aucune chance au Candida albicans, il est indispensable de mettre en place une réforme alimentaire drastique, pour permettre ensuite une réintroduction progressive de tous les aliments exclus au début du régime dont les grandes lignes sont les suivantes : 

  • Bouillon de viande ou de poisson tous les jours. Faire mijoter à feu doux, dans 4 litres d'eau pendant 4 heures, 6 ailes de poulet ou des morceaux de viande très grasse ou cartilagineuse. Idem avec du poisson. On ajoute à la cuisson, 1 tête d'ail entière sans l'éplucher, 1 poireau, 2 carottes coupées en morceau, 3 feuilles de laurier, 1 branche de thym et 4 clous de girofle. 
  • Aliments probiotiques : kéfir, yaourt nature bio (en petite quantité). Pour les intolérants à la caséine, il existe un produit riche en enzymes "Régulat Pro". 
  • Légumes non fibreux cuits vapeur (15 à 20min) émincés ou en soupe : carotte, endive, blanc de poireau, cœur de salade, betterave rouge, haricot vert fin, courgette, tomate et aubergine pelées et épépinées, potiron, citrouille, avocat écrasé dans les soupes. 
  • Viande blanche de temps en temps : pas de graisse animale sauf celle du bouillon de viande cuite 3 ou 4 heures à feu doux. 
  • Huile de coco (antifongique) et beurre clarifié (ghee)

On évitera le plus possible, voire complètement au moins pendant un mois : 

  • les aliments traités, raffinés, sucrés, préparés avec de la levure et des ferments 
  • les sucres simples : glucose, dextrose, fructose, lactose 
  • les produits laitiers 
  • les aliments contenant un fort pourcentage de moisissures comme les fruits de mer, les fromages et certains oléagineux (cacahuètes, noix de cajou, pistaches) 
  • le gluten (blé, avoine, orge, seigle), car il y a fréquemment interférence entre intolérances alimentaires et dysbiose fongique
  • éviter aussi au début le miel, sirop d'érable, jus de fruits frais et fruits acides et consommer des pommes de terre avec modération
  • tabac, café, alcool

Les solutions naturelles

Il est important d'utiliser des antifongiques naturels, qui constituent une aide précieuse pour aider le corps à se débarrasser des candidoses. Mais il est également important de réparer les dégâts causés par le Candida et prévenir les récidives par le renforcement du terrain.

  • L'extrait de feuille d'olivier est considéré comme un « antibiotique naturel » à large spectre, antiviral, antimicrobien et antifongique. 
  • L'écorce interne de lapacho est utilisée traditionnellement avec succès pour traiter les infections gastro-intestinales et les infections à levure (candidoses). Propriétés antifongiques, antibactériennes et antiparasitaires. (Contre indiqué en cas d'hémophilie ou d'anticoagulants (antivitamine K, aspirine, héparine) 
  • La spiruline est aussi une source naturelle de phycocyanine à laquelle on attribue une puissante activité antioxydante et immunostimulante. La phycocyanine améliore la réponse immunitaire conduisant à la protection contre les infections bactériennes et fongiques.
  • Le lithothamne est efficace dans le soutien et l'équilibre acido-basique de l'organisme. En effet, le calcium et le magnésium qu'il contient sous forme de carbonate contribuent à « tamponner » les excès d'acidité. Les mycoses dont fait partie le Candida albicans surviennent en terrain acide. Il est donc important d'alcaliniser le terrain pour enrayer le processus. 
  • La chlorophylle est utilisée pour la régulation des fermentations mycosiques intestinales, mais surtout pour piéger des métaux lourds, sachant que les champignons se lient avec les métaux lourds. Dans la nature, la chlorophylle est l'arme principale qu'utilisent les plantes vertes pour se défendre contre les moisissures. La chlorophylle permet également d'assainir la flore intestinale et favorise la santé des bactéries probiotiques.
  • La zéolite : est un minéral régulateur des métabolismes digestifs. Antioxydant, anti-dépendance et équilibre les paramètres bioélectroniques. Chélatrice des métaux lords, prévient les crises d'élimination pendant la détox (réaction d'Herxheimer). 
  • La propolis brune ou verte : est un remède naturel utilisé depuis l'antiquité. Antibactérienne, antifongique, indiquée dans les déséquilibres digestifs et les infections bactériennes, elle permet le rééquilibrage des flores. 
  • Le zinc : ne pas dépasser 45mg de zinc par jour (pur et non pas de sels de zinc). Nutriment capital de la muqueuse intestinale, cofacteur de certains enzymes, influence le développement et l'intégrité du système immunitaire.  
  • Tégument de psyllium blond :  très utilisé dans les cas d'infections fongiques chroniques. Il empêche l'absorption par l'organisme des déchets métaboliques des levures, et absorbe les toxines produites par les levures qui peuvent causer diverses réactions allergiques. Il apaise les tissus enflammés et promeut le développement de bactéries amies du côlon. Il évite la constipation qui favorise le développement du candida.  

Le régime alimentaire et les compléments ne suffisent pas pour inverser la prolifération du Candida albicans, traiter l'intensité des émotions négatives est indispensable. Le ventre est le centre des émotions. Il est indispensable de se regarder dans les yeux et de redéfinir le sens de certains aspects de sa vie.  Les élixirs floraux peuvent ainsi être d'une grande aide.

  • Pommier sauvage : besoin de purification 
  • Brunelle : facilite l'assimilation des nutriments, force de guérison et transformation intérieure, période de jeûne. 
  • Centaurée : trouver sa propre autonomie 
  • Hysope : pour la culpabilité 
  • Pin sylvestre : honte 
  • Orme : discernement 
  • Passiflore : lâcher-prise 
  • Jasmin : pour retrouver la pureté du corps 
  • Buis : dominé par les autres 
  • Capucine : réconcilier corps et esprit 
  • Consoude : tensions nerveuses sur la peau et les intestins 
  • Green Essence : détresse émotionnelle associée à des parasites intestinaux et dermatologiques

En fin en lithothérapie, la Chrysoprase et le Quartz fumé, ensemble traitent les affections fongiques. L'Aigue marine  agit contre les envies de sucre et de grignotage, équilibre l'acido-basique, est antistress, et aide à faire des choix. 

Petite boîte à outils pour les maladies du système intestinal 


Pour ouvrir ces émonctoires, on va pouvoir avoir recours à différents moyens parmi lesquels :

  • les plantes amères (artichaut, chardon marie, boldo) pour augmenter la sécrétion biliaire (permet de retirer les poisons du sang),
  • l'utilisation de la bouillotte chaude sur le foie
  • la stimulation de la vésicule biliaire et des intestins afin d'éviter que les intestins réabsorbent la bile (radis noir, fumeterre, fenouil)
  • des petits lavements afin de faciliter l'élimination intestinale

Plantes médicinales de l'estomac

  • Plantes médicinales qui protègent les muqueuses par leur astringence : Aigremoine, Bistorte, Fraisier, Potentille. 
  • Plantes médicinales qui sont apéritives et eupeptiques : Petite centaurée, Chardon béni, Chicorée, Fenugrec, Gentiane, Gingembre. 
  • Plantes médicinales qui sont eupeptiques : Ananas, Houblon, Papayer, Raifort. 
  • Huiles essentielles en massage local : Angélique, Anis, Basilic grand vert, Citron, Curcuma, Gingembre, Mandarine, Menthe, Poivre noir Verveine citronnée.

Plantes médicinales de l'intestin grêle 

  • Psyllium, Mauve, Bardane, Séné, Nerprun, Pissenlit (racines), Fumeterre, Guimauve, Romarin, Thym, Sauge, Anis, Fenouil, Cumin, Rhubarbe, Bourdaine, Pruneau, Rose pâle, Cascara, Graines de lin...

Plantes médicinales du foie

  • Plantes médicinales qui sont cholérétiques et hépato-protectrices : Aulne glutineux, Betterave, Chardon-marie, Chélidoine, Chicorée, Chrysanthellum americanum, Desmodium, Fumeterre, Millefeuille, Radis noir, Romarin, Artichaut (les feuilles et non les bractées que nous consommons froides en vinaigrette), Boldo, Chicorée sauvage, Pissenlit. 
  • Huiles essentielles en massage local : Aneth, Carvi, Menthe, Curcuma

Plantes médicinales de la vésicule biliaire

  • Plantes médicinales qui sont cholagogues : Ballote, Bourdaine, Buis, Chardon-marie, Olivier, Orthosiphon, Radis noir. 
  • Huiles essentielles en massage local : Genévrier, Fenouil, Niaouli, Citron zeste, Romarin à camphre

Plantes médicinales du pancréas

  • Aigremoine, Bardane, Chicorée, Cresson, Noyer, Oignon, Olivier, Pervenche, Sauge. 
  • Plantes médicinales qui ont une action endocrine seule (glycémie) : Eucalyptus, Fenugrec, Géranium robert, Mûrier noir. 
  • Huiles essentielles en massage local : Géranium, Lavande vraie, Estragon, Petit grain bigarade

Plantes médicinales du côlon

  • Bistorte, Chiendent, Noyer (favorise la flore bactérienne saprophyte), Citrouille, Fougère mâle, Gentiane, Mousse Corse, Pourpier, Tanaisie (parasitose), Airelle, Fraisier, Lamier blanc, Mûrier sauvage, Salicaire, Vergette du Canada (diarrhées), Agar-agar, Guimauve, Lin, Psyllium blond, Ispaghul, Gomme de guar (laxative), 
  • Huiles essentielles en massage local : Basilic, Estragon, Orange amer (colite).

Lithothérapie

  • Pancréas : améthyste, blende. 
  • Intestin grêle : citrine. 
  • Diarrhée : quartz fumé, topaze impériale. 
  • Estomac : marbre saccharoïde, tourmaline lithique. 
  • Colite : grès rose. 
  • Foie : grenat almandin, cornichalcite. 
  • Aliments : serpentine (aide à convertir le taux énergétique des aliments au taux vibratoire humain)

Hydrothérapie 

  • Bains de siège froids (effets rapide et très efficace sur la constipation) : tonifie les nerfs, restaure la force vitale et les fonctions digestives.

Relaxation

  • Réguler le système nerveux pour réguler la digestion, relation "cerveau et intestins, la peur au ventre". Sophrologie, yoga, méditation, prière, etc., à pratiquer quotidiennement.

Magnétisme : Résout beaucoup de trouble du système digestif

Gymnastique des organes

  • Estomac : 30 flexions du thorax vers le bassin. 
  • Intestins : 30 rotations du thorax de droite à gauche en aller-retour, le bassin immobile.

Remèdes antiacides

  • Plantes médicinales : Aubier de tilleul, Algue lithothamme, Ortie piquante, Harpagophytum, Prêle des champs, Reine-des-prés, Frêne (bourgeons), Bouleau verruqueux (bourgeons), Vigne (bourgeons), Airelle (bourgeons), Ronce (bourgeons). 
  • Lithothérapie : Domolite