La Préhnite dans l'histoire
La Préhnite, pierre fine vert pâle très appréciée en lithothérapie et en joaillerie, doit son nom actuel au minéralogiste allemand Abraham Gottlob Werner qui, en 1813, l’attribua par erreur à un commandant hollandais nommé Hendrik Von Prehn (1733-1785). Pourtant, des évocations de la Préhnite apparaissent déjà dans les écrits du philosophe Théophraste, datés du IIIe siècle av. J.-C., ce qui en fait une pierre connue depuis l’Antiquité. On sait également qu’elle fut appelée Chrysolite du Cap par Balthazar Georges Sage, chimiste et minéralogiste français, en 1771.
De récentes recherches montrent que la Préhnite fut en réalité rapportée du Cap, en Afrique du Sud, pour la première fois en Europe par Alexis-Marie de Rochon, plus connu sous le nom d’Abbé Cochon. Au cours de l’une de ses explorations en Afrique du Sud, il découvrit cette pierre verte et décida de la ramener pour la présenter à la Cour du Roi de France. Sur place, Alexis-Marie de Rochon avait côtoyé des chamans fascinés par la Préhnite. Selon eux, cette pierre semi-précieuse agissait comme un guide pour l’ensemble de la communauté, aidant à prendre les bonnes décisions, à renforcer l’intuition et à développer la clairvoyance.
Sur un autre continent, en Australie, et à une autre époque, la Préhnite était réputée pour sa capacité à dompter l’énergie solaire. D’après les tribus aborigènes, cette pierre naturelle pouvait capter, stocker et libérer la chaleur et la lumière du soleil lorsque le besoin s’en faisait sentir. Elle était principalement utilisée la nuit pour éloigner les créatures trop proches des habitations, mais aussi pour se réchauffer, renforçant ainsi sa réputation de pierre protectrice et énergétique.